vendredi 5 août 2016

Aventure 31 : 2 jours sans Papou!

                                                                                                Le 18 Juillet 2016...

Papou s'en va ... Loustik déprime !

C'est un lundi matin, comme tous les matins, mes maitres se lèvent à 6 heures, préparation à la salle de bain puis petit-déjeuner, bien sûr j'ai le droit à un petit morceau de croissant comme toujours, petite séance de câlin dans le canapé, puis Papou prépare ses affaires, enfile ses chaussures et son manteau mais il emporte aussi un plus gros sac que je prends soin de renifler en long et en large comme hier quand Mamou l'a préparé en y mettant des vêtements, un nécessaire de toilette...
Je ne sais pas encore ce qui se passe, mais il se trame bien quelque chose. Mamou est un peu triste ce matin, elle embrasse longuement Papou, un peu plus que d'habitude, Papou lui fait un câlin et à moi aussi, de longues caresses, plein de bisous et me dit "soit bien sage avec Mamou Loustik, à mercredi soir". Je n'ai aucune idée de quoi il parle mais je lui fait un bisou pour lui promettre d'être bien sage.

Voilà, Papou est parti, pour l'instant rien ne change pour moi j'ai l'habitude à présent qu'il s'en aille pour la journée. La journée se passe comme toujours, séance de jeux, de cache-cache avec mes petites croquettes dans la maison : sous la table, dans un coin, en dessous de ma couverture, dans un jouet... Je m'amuse comme un petit fou !
Les promenades sont les mêmes aussi, peut-être un peu plus longue mais je sens que Mamou est stressée et elle regarde sans arrêt son téléphone en espérant, je suppose qu'il sonne. Le midi je n'ai pas faim, comme souvent, pas de problème, je mangerai mieux ce soir comme je fais d'habitude, j'aime manger avec Papou et Mamou, c'est tellement mieux quand on partage un bon repas tous ensemble.

D'habitude, la promenade en soirée est déclenchée par le coup de téléphone de Papou qui annonce qu'il quitte le travail pour rentrer, mais là pas d'appel pourtant dans mon fort intérieur, je sais bien qu'il est l'heure, d'ailleurs Mamou se prépare pour notre sortie, je renifle le téléphone posé sur la table basse du salon mais rien ne se passe. Nous partons donc en balade, pour moi ça ne change pas grand chose mais je sens que Mamou n'est pas au mieux de sa forme et elle est vite agacée pour le peu que je traine ou que je tire sur ma laisse pour aller à la rencontre d'un autre chien qui, même si il est de l'autre côté de la rue, me donne envie de traverser, mais "Non Loustik on reste tranquille" dit-elle d'un ton ferme et déterminé. J'insiste pas, elle n'a pas du tout envie de rire alors tant pis, avec un peu de chance on croisera un autre copain potentiel sur notre parcours habituel...

Nous rentrons à la maison, je me dépêche pour regarder partout si Papou est rentré mais non, il n'y a personne, je me positionne à la fenêtre du salon, assis sur le bout du canapé et j'attends. Le temps passe et je me lasse, quelque chose n'est pas normal. Soudain, le téléphone sonne enfin, je suis aussi content que Mamou, je l'entends parler et au son de sa voix et des mots qu'elle prononce, je sais que c'est mon maitre qui appelle. Une longue conversation s'engage, moi je me manifeste comme je peux, je pousse des petits cris, j'aboie même pour me faire entendre et pour demander à Papou de vite rentrer pour jouer ! La soirée passe, pas de Papou... Mamou ferme les persiennes, la porte à clé et s'installe dans le fauteuil, elle prend son plaid et m'invite à venir faire un câlin, je ne refuse jamais un moment d'échanges de caresses, de bisous, bref de tendresse. Alors que je m'endors, Mamou s'allonge.  Je suis très surpris, cette situation n'est encore jamais arrivée, le téléphone sonne à nouveau, je me réveille, je bondis renifler le téléphone, Mamou le prend, elle a le sourire, elle parle avec Papou, je sais bien que c'est lui au ton de sa voix. Ils discutent un petit moment et se disent "bonne nuit".
 Je me mets alors à pleurer, Mamou s'approche de moi, me caresse pour me rassurer et me dit "Papou te dit bonne nuit aussi mon Loulou". Mamou se remet au canapé, elle laisse la télévision allumée mais baisse le son, je me blottis contre elle et nous nous endormons paisiblement, nous réconfortant mutuellement de l'absence de notre Papou chéri qui nous manque terriblement.

Loustik guette la venue de son Papou !
Nous passons une nuit plutôt calme, blottis l'un contre l'autre, je profite car c'est la première fois que nous dormons ainsi ensemble Mamou et moi. Au petit matin, le réveil sonne, nous sursautons tous les deux, un gros bisou de "bonjour", puis elle attrape le téléphone et appelle Papou pour le réveiller à son tour.  Quelle drôle de situation me dis-je, elle est contente d'entendre sa voix, moi j'aboie un peu pour lui dire que je suis là aussi et que j'ai hâte qu'il rentre à la maison. Leur conversation terminée nous prenons notre petit-déjeuner en tête à tête, j'aime bien et en même temps un terrible vide est là, pesant de tout son poids dans ce calme anormal. Puis Mamou file à la salle de bain pendant que je mâchouille un os. Moi je comprends pas tout, je m'empresse d'aller en bas de l'escalier pour voir sir Papou va descendre, mais non...
Puis Mamou enfile ses chaussures, son manteau, c'est l'heure de notre balade matinale quotidienne, je me lâche, je décompresse un bon coup, je cours partout, je renifle tout ce qui peut se trouver sur mon chemin, Mamou est un peu moins tendue et elle me laisse aller là où je veux, ça fait du bien et j'en profite un maximum !
Le trottoir, puis l'herbe, je slalome entre les arbres du parc m'enroulant parfois autour d'eux avec ma laisse, Mamou suit le mouvement sans rien dire. Puis vient le moment où je vais dire bonjour à la petite mamie du rez-de-chaussée d'un immeuble, j'ai pris l'habitude de lui dire bonjour et Mamou discute un peu avec elle chaque matin, ainsi tout le monde est content.

Nous rentrons à la maison, je vérifie partout si Papou n'est pas là,  la journée se passe bien même si je pleure entre deux car Papou me manque très fort, Mamou ne me gronde pas, elle comprend car elle aussi est un peu triste. Elle s'occupe un peu plus de moi, prends plus de temps pour jouer et me câliner, je ne m'en plaints surtout pas !
Le midi, elle prend son repas et a préparé comme toujours une gamelle pour moi, mais je n'en veux pas, j'ai pas faim, je me contente d'aller m'allonger pendant qu'elle mange. Même si ça sent bon, je ne veux rien avaler du tout.
La fin de journée arrive, le téléphone n'a pas sonné mais Mamou se prépare pour notre balade, j'ai peur de comprendre que Papou ne sera pas là ce soir non plus. Je suis moins enthousiaste que ce matin, je me promène tranquillement, presque en traînant les pattes. En rentrant à la maison, je regarde au loin si je vois la voiture garée sur le côté de la maison, mais non je ne vois rien. A cette heure là d'habitude je mange ma gamelle de croquettes ou celle préparée par Mamou au midi et que j'ai refusé de manger, mais là je n'ai vraiment pas faim. Je vais m'asseoir sur le bout du fauteuil, regarde par la fenêtre guettant le moindre bruit, la moindre personne qui passe en espérant voir Papou, mais non rien ne se passe...

Le téléphone sonne un peu plus tard dans la soirée, Mamou est contente, elle parle longuement, moi je pleure, elle met le téléphone à mon oreille "écoute c'est Papou", mais oui !!! c'est bien lui !! j'émets des petits cris, des aboiements et des pleurs, Papou me dit "courage Loustik, sois sage, je rentre demain". Demain ? si je me souvient bien, demain c'est le mot qu'ils me disent quand ils me souhaitent bonne nuit le soir "Bonne nuit, à demain Loustik", alors si je ne me trompe pas après une bonne nuit de sommeil, Papou rentrera à la maison !

Un moment de folie me prend, je cours partout dans la maison, je saisis un jouet et je cours partout, je fais même des roulades et j'entends Mamou rire et raconter ce que je fais à Papou qui est toujours au téléphone. Puis je me calme et vais me poser un peu sur mon coussin. Mamou a raccroché le téléphone, elle va en cuisine chercher son repas du soir, elle prépare aussi ma gamelle et me l'apporte en même temps que son plateau "allez Loustik, il faut manger !" Dans un premier temps, je refuse et puis ça sent si bon que ... je me laisse happer par l'odeur et je finis par manger tout mon repas, "Bravo Loustik,c'était bon son petit bidon ça!", je remue la queue, je vais lui faire un bisou et je me m'installe tout contre elle dans le canapé. Elle a pris son plaid tout doux et j'en profite pour m'installer aussi dans cette couverture de douceur.

Une fois de plus je passe la nuit blottis contre Mamou, au matin le réveil sonne, elle appelle Papou et puis commence le rituel : petit-déjeuner, passage à la salle de bain, je mange mon os et nous partons promener. Je vais quand même vérifier en bas de l'escalier si je n'entends pas de bruit en haut, mais non, il n'y a toujours personne.

Au midi, je refuse de manger, l'après-midi je dors que d'un oeil, l'autre garde le téléphone dans son champ de vision. Alors qu'arrive l'heure de promenade, il sonne enfin !! Je saute partout, je cours, je fais une roulade par terre, Mamou rigole à pleine voix en expliquant à Papou ce que je fais. Puis nous partons en promenade, elle se passe bien, je suis un peu excité tout comme Mamou qui marche vite, qui ne s'attarde pas, elle ne s'assoit même pas sur le banc dans le parc où elle a l'habitude de se poser pendant que jais le fou dans l'herbe. En revenant, je vois la voiture de Papou garée devant la maison, je ne tiens plus en place, je me mets à courir si vite que Mamou est emportée aussi, nous rentrons à toute vitesse, elle ouvre la porte, m'enlève mon harnais et ma laisse comme elle le peut, ouvre la porte du sas. 

Papou est là ! Assis dans le fauteuil à siroter un bon café que Mamou a fait couler pendant notre promenade. Je saute sur lui, m'assois sur ses genoux, pose mes pattes avant sur ses épaules et le lèche comme un sauvage : le visage, le cou, le bout de son nez ... Je pose ma tête au creux de son cou et je lui fais un câlin comme rarement je lui ai fait jusqu'à maintenant.  Après de longs ébats de retrouvailles, Papou me pousse légèrement et se dirige vers Mamou qui regardait la scène avec tendresse, elle se blottit elle aussi dans ses bras, je les rejoints et pose une de mes pattes sur chacun d'eux, ils s'abaissent et nous faisons un énorme câlin collectif ! 
Un moment magique, remplit d'émotions, on aimerait tous les trois, à cet instant précis, que le temps s'arrête et qu'on reste comme ça à tout jamais !

La soirée est faite de jeux et de câlins, d'un bon repas partagé ensemble, puis vient l'heure du coucher. Mamou va bien me manquer cette nuit, mais je suis calme et serein après le gros câlin de Papou et Mamou pour me souhaiter bonne nuit. 
Je les regarde monter se coucher, je rejoints mon coussin en bas de l'escalier et n'ai qu'une envie, les retrouver demain matin en priant que Papou ne reparte plus jamais !


 

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